La Thailande, le ( long ) résumé Partie 2
KOH SAMUI
Après donc quelques jours passées à Koh Tao, je ressentais un besoin pressant de retrouver de l'animation. Apparement, je n'étais pas le seul puisque mes comparses m'emboitèrent le pas. Samui se trouvant à une heure et demi en bateau, nous nous sommes retrouvés sur un catamaran qui a la particularité de ne pas avoir peur des vagues, ce qui vous permet donc d'envisager sereinement de gerber tout le long de la traversée. A cet effet d'ailleurs, l'équipage vous donne le ton en distribuant des petits sacs prévues à cet effet. L'arrivée à Samui me réjouit d'entrée, je retrouve tout mes repères mais surtout ce que j'affectionne, comprenez des longues rues de boutiques et des plages de sable blanc pour les touristes, et surtout une impression de retour à la civilisation. Après avoir un peu improvisé le premier soir vu qu'à notre habitude, nous n'avions rien réservé, nous avons dès le lendemain emménagé dans un superbe hotel aux chambres si idylliques que ma grandeur d'âme mourrait de partager afin d'en faire profiter un maximum de personnes.
L'animation à Samui se passe principalement dans le quartier de " Green Mango " où se trouve tout les bars et boites branchées dec la ville. J'aime d'emblée l'engageante convivialité de ce quartier animé où la douce cacophonie ambiante des bars donne le ton.
C 'est à Samui que je fais pour la première fois du Jet ski, et que je commence à exploser mon budget vacances. Le grand moment d'angoisse de mes vacances, ma carte Visa bloqué alors que mon compte affiche encore un prometteur solde positif et mes autres cartes à Bangkok, je me sens très seul devant le distributeur. Par chance un usurier voyage avec moi et je peux dès le soir m'adonner à mes vices favoris. J'ai beaucoup aimé Samui, aussi peut être parce que j'y ai rencontré quelqu'un de charmant en la personne de Sune. Malgré tout le sentimentalisme laisse vite la place au réalisme, il est temps de revenir sur Bangkok, plus que quatre jours avant le départ et je me dois de finir en beauté dans la capitale. Nous nous épargnerons le retour en bateau et bus en prenant l'avion cette fois. Plus le temps d'en perdre.
BANGKOK bis
Dès l'aéroport, je suis comme un gamin, je m'impatiente, je m'émerveille devant les mêmes buildings qui m'ont amusé deux semaines plus tôt, je me sens de retour chez moi après des vacances à la mer. Changement d'hôtel encore, ce ne sera que le 8 eme du séjour me concernant, car nous avons été suffisamment cons pour ne pas réserver assez à l'avance. Cela dit nous trouvons deux paliers plus loin un logement certes plus cher, mais suis je à cela près alors que mon compte en banque crie déjà au viol en tournante ? Je ne vais pas me gacher les derniers jours pour quelques mois maigres en rentrant.
On retrouve Greg, Sukumvit, le Lumphini night market ou trone la grande roue qui trainait il n'y a pas si longtemps à Paris, et le trafic affolant de Bangkok. Je retrouve aussi Aom que j'avais rencontré quelques jours après notre arrivée, je ne vous en avais pas parlé avant il me semble, mais c'est dû au fait que au début de mon séjour, je ne pensais pas, a tort d'ailleurs, que je serais ravi de la retrouver. Les derniers jours seront festifs où ne seront pas. J'en profite pour faire comme mes petits compagnons de route et passer par chez le tailleur pour me faire des tenues sur mesure et ainsi porter le coup de grâce à ma Visa et pour me faire faire un massage traditionnel thai autre que celui prodigué à Koh Tao, souvenez vous comme j'ai bien aimé .
Manu nous quitte le vendredi matin, il nous reste une soirée à Schuey et moi avant de rentrer, nous décidons d'un commun accord de la rendre mémorable, Soi Cow Boy sera notre terrain de jeu pour débuter la soirée, on bois, Schuey sonne la cloche, je manque de finir la soirée tatoué. On rentre en moto taxi pour finir dans mon quartier favori, Soi Nana, en promettant chacun un beau pourboire au chauffeur si il arrive le premier. Je gagne mais perd ma casquette sur le périph, comme je suis semi lucide, au lieu de lui dire stop afin de récuperer mon bien, je me tais et pense à la victoire, l'orgueil est un péché capital à 22,50 euros ce soir là.
Je finis la soirée à manger une fondue thai en pleine rue à 2h du matin avec Aom et une amie. Ma Cène à moi.
EPILOGUE
J'ai pris l'avion seul, car Schuey décollait le soir suite à un rendez vous professionnel imprévu. J'arpente les longs couloirs de l'aéroport de Bangkok, mon couloir de la mort à moi à ce moment. Le voyage sera long. Entrecoupé de 6h d'attente aux émirats, l'aéroport le mons funky du monde où je dors comme un prolo russe sur les banquettes du duty free, puis de 7 autres heures au Bahrein tant qu'on y est. Arrivée à Paris et train jusqu'au Luxembourg avec mes 5 sacs, il est a noter que j'en avais deux à l'aller.
Bangkok Airport
Alors le bilan, je suis sujet en ce moment à une petite déprime, je suis content d'avoir retouvé ma maison et mon chat qui depuis m'aime comme au premier jour, un vieux reste de ses chaleurs je suppose et la joie d'avoir quelqu'un qui maitrise l'ouvre boite en permanence aussi, mais la Thailande me manque. Je tarde à reprendre ma vie d'avant, pas encore envie que tout ne soit que souvenirs. J'ai vu tellement d'endroits en trois semaines que je claustrophobe un peu. J'ai vu et goûté pas mal de choses aussi, du Durian, le fruit qui pue au Yabba qui n'est pas un fruit et ne pue pas. De mon plaisir d'avoir mon scooter à Koh Tao, moi qui en avait été privé à mon adolescense parce que un vélo c'est mieux. La sensation de vitesse et de liberté en Jet ski, et le fait que c'est plus sympa à faire à Samui que dans le port du Havre. Et puis les gens aussi, toujours accueillants et serviables, comme si pour eux le stress était encore une légende urbaine pour européens.
La satisfaction d'avoir bougé au lieu de rester bêtement allongé 3 semaines sur une plage, malgré le fait d'avoir droit à chaque retrouvailles à un "Ben, t'es pas très bronzé !". Comme si la qualité des vacances se mesurait à votre teint halé. Entre bateaux, avions, lézards, Aom, Sune, Noy, mégalopole et île sauvage, la sensation d'avoir vécu des choses et le plaisir de les avoir partagées avec Schuey et Manu.
J'ai repris le taf, je suis passé à la banque, va falloir être sage, ce n'est pas très grave, je n'ai besoin de rien. Surtout que je compte y retourner en Mars.









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