Traumas de l'enfance chapitre 2
Laissez moi vous narrez aujourd'hui un des traumas récurants de ma jeunesse. C'est un des rares que je dois a mon père au niveau vestimentaire mais il en vaut bien 2 ou3 autres celui la.
Plantons le décor, j'ai 6 ans, je suis au Cp et je suis fier, je suis enfin a la grande école. Je suis un des plus petits de ma classe amis comme je suis un mec cool ca se passe bien. La rentrée s'est bien passée et le week end arrive.
Mon père qui d'habitude n'est pas en charge de mes attributs vestimentaires décide qu'il faut m'acheter des chaussures. Nous nous rendons donc dans plusieurs magasins pour faire notre choix, enfin je devari plutot dire, faire "son" choix. Je ne sais pas ce qu'il lui apris ce jour la, mais il avait décidé que j'aurai l'air d'un garcon bien et classe avec des sandales en cuir. Vous savez, ces petites sandales bleu nuit, fermées devant mais avec un dessin taille dans le cuir sur le dessus, une jolie lanière etc...
Je sais pas s'il avait vu un film des années 50 la veille ou voulu reproduire un schéma d'enfance mais la j'ai commencer a fouetter séverement sous les bras quand il m'annonca la couleur. Je commence a dire gentiment ue j'aime pas trop, que c'est pour les filles et que se serait dommage de ruiner ma virilité de garcon de 6 ans naissante pour me féminiser les pieds. J'essaie même d'attirer son attention sur le charmant rayons des chaussures plus cools genre baskets mais rien n'y fait, il a décidé, je suis foutu. Avec la complicité d'une vendeuse qui devait être payé a la commission, ils tentent de me faire croire que c'est très joli, que ca me va bien, que c'est pas pour les filles, etc.... Franchement même a 6 ans déja, je savais que "très joli" pour un mec, c'est pas le terme approprié. Mon père passe a la caisse avec mes futurs sandales a la main et moi dans l'autre qui renifle bruyamment quasi en sanglot pour marquer mon mépris. La vendeuse (pétasse va!) nous dit en revoir et j'ai l'impression de la voir rigoler en se foutant bien de ma gueule comme un avant goût de ce qui m'attends a l'école. Car effectivement, au magasin, cétait déja la honte mais à l'école, ca allait être le cirque Pinder...
Je me disais que peut être ca serait juste pour porter le week end genre repas de famille et que la a la limite je pourrais survivre, mais non! Penses tu! C'ets pur l'école que mon père les destinait!!!
On me forca donc a les mettre, je devais hurler tellement fort dans cette cave que les rats devaient se pendre, et c'est parti pour l'école.
Arrivé sous le préau, on me regarde bizarrement mais personne dit rien, je me dis que peut être d'autres ont des sandales a la maison et que du coup, ils osent pas rigoler sachant qu'ils risquent de se pointer l'après midi avec le même genre.
La cloche sonne, c'est l'heure d'aller en classe, on s emet en rang par 2. Je me retrouve par hasard cote a cote avec la fille de la maitresse dont j'étais d'ailleurs amoureux en ce temps la, et la vous devinerez jamais, aussi incroyable que ca puisse paraitre, elle avait les mêmes........ Tain, la vie elle mal faite parfois.
Elle me fait d'ailleurs quasi immédiatement la remarque et la c'est parti, ouvrez les vannes, tout le monde rigole et je meurs de honte. Adieu mes amis, mes rêves de conquêtes la concernant, adieu mon orgueil de mâle, enterré ma virilité... C'ets pas pour les filles qu'elle disait cette connasse de vendeuse...
Je me rappelle être rentré a la maison assez remonté ce jour la, mais au lieu d'expliquer j'ai chialé comme une madeleine, surement l'effet castrateur des sandales qui agissait déjà.
Et la je sais pas, j'ai du lui faire de la peine a mon père, il a du regretter un peu de pas m'avoir écouté. Et il m'as dit que ok, je les mettais plus pour l'école mais les week ends seulement, pour les repas du dimanche en famille etc car quand même "maintenant qu on les a payés, on va pas les jeter!!"... Au magasin je disais non aussi, mais la j'ai signé de suite.
T'inquiètes pas papa, je t'en veux plus, mais a ton prochain anniversaire, attends toi a une cravate "très jolie" pour aller au bureau tous les jours.
Quand aux futurs enfants que j'espère avoir un jour, vous en faites pas, si la vendeuse me dit que c'est très joli, Je lui dirais "ta gueule" et j'irais vous acheter des baskets.










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